jeudi 26 juin 2008

Soirée de clôture à Solidarcité

Je participais, hier soir, à la clôture de l'année citoyenne de Solidarcité. Pour mémoire (ou pour ceux qui l'ignorent encore!) Solidarcité propose aux jeunes de 16 à 25 ans, de toutes origines, de tous milieux sociaux et de tous niveaux d'enseignement de consacrer neuf mois de leur vie à un programme original, mené en équipe de 8 et consacré à la fois au service à la collectivité, à la formation et à la maturation personnelle (voir aussi www.solidarcite.be).

Pour avoir été mêlé de très près à la création de cette initiative, c'est toujours avec beaucoup de plaisir et autant d'émotion que j'assiste à cette soirée, très peu protocolaire, de remise des diplômes aux jeunes, filles et garçons, qui ont participé à cette aventure humaine peu banale. Je suis, à chaque fois, non pas surpris, mais épaté de ce que certains de ces jeunes veulent bien témoigner:au-delà des difficultés, des doutes, des obstacles qu'ils ont rencontré, c'est avant tout la rencontre de la "différence" sous toutes ses formes et le plaisir d'être utiles qui les marquent profondément.

Mes anciens collègues avaient voulu manifester leur sympathie à l'égard de ma récente nomination en m'invitant à remettre, à chaque jeune volontaire, les documents attestant de leur parcours à Solidarcité. Plus que jamais, j'ai mesuré en serrant ces mains, en croisant ces regards fiers, l'importance que peut revêtir, à un âge où il arrive fréquemment que l'on se cherche, ce mélange subtil de rencontres et de services à la collectivité.

Désormais défenseur institutionnel des droits de l'enfant je souhaite pouvoir encourager ce type d'initiative innovante. Il n'est pas normal que la solidarité active, la "citoyenneté en actes" ne soient, principalement pour les jeunes les plus fragilisés, que synonymes de devoirs , de sanctions ou de contraintes. Il est absurde qu'ils ne soient invités à prendre conscience des enjeux de la vie en société seulement lorsqu'ils ont trébuché, et que la justice les condamne à des sanctions alternatives d'intérêt général.

Les volontaires de Solidarcité l'ont encore répété hier soir: l'engagement dans des projets citoyens améliore à la fois leur perception du monde, leur profil d'insertion et leur image narcissique. Et, par dessus- tout, il procure un plaisir intense et un enthousiasme communicatif. Ce plaisir est un droit qui mériterait sans doute de figurer dans la Convention Internationale des droits de l'Enfant ...

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