Annemie Turtelboom a annoncé, à grands renforts de communication, la fin de la détention des enfants en centres fermés. De suite après, des voix s'élevaient, dont la mienne (Bel RTL), pour regretter le manque de précision de l'annonce: s'il ne devait s'agir que des mineurs dont les familles sont en voie d'expulsion, la mesure annoncée ne concernerait finalement que fort peu d'enfants...
Les réponses, apportées par l'attaché de presse de la Ministre à l'inquiétude générale, laissaient entendre que la mesure concernait bien tous les enfants (y compris les enfants des familles en cours de recours et les cas Dublin) mais l'interview de Freddy Roosemont au JT du soir faisait craindre le contraire: il laissait clairement entendre que la mesure ne s'appliquerait qu'une fois la décision finale d'expulsion confirmée. Afin de mettre fin à toute spéculation, j'écrivais le jour même à Madame Turtelboom en lui demandant une réponse urgente aux questions posées notamment dans le communiqué de presse rédigé par le CIRE. Aucune réponse ne m'est encore parvenue...
Par ailleurs, le plus haut responsable de l'Office des Etrangers n'envisageait le déplacement des familles et leur « coaching » qu’en toute fin de processus: cette vision est très éloignée des modèles dont Madame Turtelboom prétend s'inspirer. Ceux-ci prévoient en effet la détermination d'un coach dès le début de la procédure, de manière à créer un climat de confiance minimal, seul garant de la réussite de la mesure.
Appliquée comme elle est annoncée et évaluée après seulement deux mois d'expérimentation, la décision de la Ministre risque bien de se révéler un triste échec et conforter encore celles et ceux qui ne veulent envisager d'autre possibilité que l'enfermement des familles.
Les réponses, apportées par l'attaché de presse de la Ministre à l'inquiétude générale, laissaient entendre que la mesure concernait bien tous les enfants (y compris les enfants des familles en cours de recours et les cas Dublin) mais l'interview de Freddy Roosemont au JT du soir faisait craindre le contraire: il laissait clairement entendre que la mesure ne s'appliquerait qu'une fois la décision finale d'expulsion confirmée. Afin de mettre fin à toute spéculation, j'écrivais le jour même à Madame Turtelboom en lui demandant une réponse urgente aux questions posées notamment dans le communiqué de presse rédigé par le CIRE. Aucune réponse ne m'est encore parvenue...
Par ailleurs, le plus haut responsable de l'Office des Etrangers n'envisageait le déplacement des familles et leur « coaching » qu’en toute fin de processus: cette vision est très éloignée des modèles dont Madame Turtelboom prétend s'inspirer. Ceux-ci prévoient en effet la détermination d'un coach dès le début de la procédure, de manière à créer un climat de confiance minimal, seul garant de la réussite de la mesure.
Appliquée comme elle est annoncée et évaluée après seulement deux mois d'expérimentation, la décision de la Ministre risque bien de se révéler un triste échec et conforter encore celles et ceux qui ne veulent envisager d'autre possibilité que l'enfermement des familles.
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