<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7741537890754636158</id><updated>2011-04-22T04:12:31.966+02:00</updated><title type='text'>Le blog du Délégué général aux droits de l'enfant</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://dgde.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dgde.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Délégué général aux droits de l'enfant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06253112440245853963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>18</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7741537890754636158.post-2299603785410718048</id><published>2009-04-08T23:36:00.001+02:00</published><updated>2009-04-08T23:38:48.782+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Du voile et du keffieh, on pourra toujours parler plus tard !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;La Convention Internationale relative aux droits de l’enfant garantit, en son article 14,  la liberté de religion de l’enfant et sa liberté de la manifester, pour autant que cette manifestation ne contrevienne pas aux libertés d’autrui ni à l’ordre public. Cette garantie est aujourd’hui questionnée par un récent  arrêt du Conseil d’Etat qui reconnaît le principe de l’inscription de  l’interdit du port du voile dans le règlement d’ordre intérieur des établissements scolaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le débat sur le port du voile à l’école est complexe et ne se laisse approcher vraiment, dans tout son sens et toute sa profondeur, que si l’on accepte d’aborder sérieusement les multiples questions annexes dans lesquelles il se fond.&lt;br /&gt;Ces questions sont d’ordre religieux mais aussi social et politique : refuser de les aborder de front, c’est faire le jeu simpliste de celles et ceux qui, pressés d’en finir au plus vite, ne se préoccupent que des signes, au détriment de ce qu’ ils signifient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les raisons qui poussent des jeunes filles musulmanes à porter le foulard sont nombreuses et variées : certaines d’entre elles y sont contraintes par leur entourage alors que d’autres, touchées par la grâce religieuse, le portent par conviction. Certaines  cherchent à se protéger et se replier quand d’autres  considèrent le foulard comme un accessoire de mode. Certaines enfin trouvent dans ce simple morceau de tissu un outil magique à leur émancipation d’un modèle familial patriarcal contraignant : « je porte le foulard, j’accepte le code culturel et religieux de ma famille qui m’accorde, dès lors, une plus grande liberté ». Mais de nombreuses encore le portent par simple réaction au préjugé dans lequel elles se vivent enfermées et dont elles espèrent pouvoir se libérer, en le renversant positivement : plus on contraint les descendants d’immigrés à s’assimiler, plus on manifeste du mépris, de l’opprobre ou de l’hostilité vis-à-vis de leur culture d’origine, plus on les pousse à surenchérir et à réagir radicalement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A vrai dire, il y a quinze ans, alors que l’Islam était bien moins diabolisé qu’aujourd’hui, les jeunes étaient également  moins enclins à se déclarer Musulmans et à pratiquer leur religion :on ne peut s’empêcher, d’établir un parallèle  entre la convergence d’un discours public qui fait de ces jeunes des musulmans, indépendamment  de leur pratique, et la montée chez ces jeunes d’un néo-conservatisme religieux qui utilise, parfois  à l’extrême, les interprétations les plus rigoristes des textes sacrés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pression de l’opinion publique, peu avare en matière d’amalgames, qui transforme tous les descendants d’immigrés du monde arabe en « Musulmans », empêche ces jeunes d’opérer tranquillement le « bricolage identitaire » auquel leurs appartenances multiples les contraignent. Comment, dans un tel contexte de défi et d’hostilité, peuvent-ils adopter à la fois ce qui leur plaît et leur semble bon dans leur culture d’origine et celle de leur pays d’accueil, sans se vivre renégat ? Sans renier leurs origines, leur famille, sans se renier eux-mêmes…&lt;br /&gt;Soumis à un tel régime infamant, comment imaginer que ces jeunes, filles et garçons, trouvent la liberté  d’exercer leur esprit critique et d’user de leur « droit d’inventaire » vis-à-vis de leur héritage ? On les contraint ainsi, par simple crispation identitaire, à n’en revendiquer que les aspects les plus caricaturaux et les plus archaïques, dont le port du voile...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la crispation est particulièrement sensible à l’école, c’est sans doute que celle-ci  représente une institution sociale à part, sur base de la  conviction, pourtant discutable,  qu’elle est  seule capable de dispenser un savoir humaniste susceptible d’appeler progressivement l’individu à une existence morale. Le port du voile à l’école revêt ainsi un caractère indubitablement provocateur, voire blasphématoire puisqu’il apparaît dans le « domaine sacré » des établissements scolaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nombreux sont pourtant les observateurs à considérer que l’école n’est plus à la hauteur de cette attente. Bien des établissements, principalement dans les filières scolaires les moins valorisées qui accueillent en masse les jeunes de l’immigration, ont du laisser filer toute prétention à garantir la transmission d’un socle de base humaniste élémentaire. Faire de cette école affaiblie une institution à part, réclamant des égards particuliers, ne revêt aucun sens aux yeux des élèves qui la fréquentent et savent, mieux que quiconque, sa pauvreté éducative, sa tristesse relationnelle et son incapacité à marquer de manière constructive leur parcours initiatique d’adolescent(e)s.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, parmi les nombreuses difficultés rencontrées, l’impact de l’ethnicité dans l’espace scolaire, souvent méconnu ou dénié, s’avère particulièrement important. Plusieurs maux des établissements scolaires apparaissent, à l’analyse, comme lui étant associés (inégalité face aux inscriptions,  ségrégation dans les orientations scolaires, exposition inégale à la punition,…). Un peu comme si cette campagne, que certains voudraient entreprendre contre la visibilité de l’Islam à l’école, se déroule sur fond de « visibilité » malgré eux des jeunes issus de l’immigration : on les voit, quoi qu’ils fassent ! Ainsi l’idée d’interdire le port du foulard à l’école est vécue par un grand nombre de jeunes issus de l’immigration, comme une violence insidieuse supplémentaire qui leur est faite et qui confirme l’idée que, confinés à des catégories de perceptions scolaires ethnicisées (immigrés, musulmans, difficiles, scolarisés dans des établissements sensibles…), ils ne sont ni désirés, ni tolérés…C’est de ce poids indigne d’une nation civilisée qu’il faut alléger l’existence de ces adolescent(e)s . Du voile ou du keffieh on pourra toujours parler  plus tard !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Condamner et vouloir éradiquer les expressions de ce qui représente souvent une rébellion, une résistance, mais aussi une stratégie de survie en dépit du racisme, les réprimer, c’est accentuer encore le ressentiment légitime de ces jeunes vis-à-vis de la société. Il apparaît ainsi que seule la voie du dialogue et du compromis est de nature à apaiser les tourments qui traversent l’école, en lien avec ses élèves issus de l’immigration,  et dont le voile n’est finalement  qu’un épiphénomène.&lt;br /&gt;Il faudrait pour cela que l’on veuille bien privilégier la raison à la passion, l’explication à l’argument d’autorité, le dialogue à l’invective… A y réfléchir de plus près, n’est-ce pas là, justement, ce que devrait autoriser l’école dans une démocratie telle que nous serions fiers de pouvoir nous revendiquer ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Publication dans "Le soir" du jeudi 9 avril 2009&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7741537890754636158-2299603785410718048?l=dgde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dgde.blogspot.com/feeds/2299603785410718048/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7741537890754636158&amp;postID=2299603785410718048' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/2299603785410718048'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/2299603785410718048'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dgde.blogspot.com/2009/04/du-voile-et-du-keffieh-on-pourra.html' title=''/><author><name>Délégué général aux droits de l'enfant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06253112440245853963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7741537890754636158.post-9174867422444843519</id><published>2009-01-07T17:08:00.002+01:00</published><updated>2009-01-07T17:12:08.333+01:00</updated><title type='text'>Audition devant la commission santé du parlement de la Communauté Française</title><content type='html'>La chef de groupe MR du parlement de la Communauté française, Françoise Bertieaux, a reproché mercredi au Délégué général aux droits de l'enfant, Bernard De Vos, de s'être départi de son impartialité en militant en faveur du décret "Mixité" du gouvernement de la Communauté.&lt;br /&gt;En Commission du parlement, le Délégué a rétorqué qu'il n'avait fait que remplir sa mission en diffusant le maximum d'informations aux parents autour du décret et de la procédure d'inscription des élèves dans l'enseignement secondaire.&lt;br /&gt;Comme le prévoit un décret de la Communauté française, le Délégué général est tenu de présenter annuellement son rapport d'activités de l'année précédente devant le parlement de la Communauté.&lt;br /&gt;Se livrant à cet exercice mercredi devant la Commission de la Santé, M. De Vos, qui a succédé l'an passé au très médiatique Claude Lelièvre, a notamment indiqué qu'il avait mis en place un travail d'équipe au sein de ses services, en lieu et place de la relation privilégiée qui existait entre son prédécesseur et son principal collaborateur.&lt;br /&gt;Evoquant le décret Mixité, le Délégué a insisté sur l'effort d'information déployé par ses services auprès des parents.&lt;br /&gt;Cette partie du rapport n'a pas eu l'heur de plaire à Mme Bertieaux.&lt;br /&gt;"Votre engagement militant pour le décret mixité, avec mediabus, brochures et affiches, est-il impartial? ", a-t-elle demandé, accusant M. De Vos d'avoir fait la promotion "de la 3e bêtise du gouvernement".&lt;br /&gt;Remarquant que la chef de file réformatrice l'avait déjà classé au nombre des "calamités" de la Communauté, aux côtés de Marie Arena et de Catherine Fonck, il a expliqué qu'à partir du moment où le décret sur la mixité souhaitée par tous avait été adopté par le parlement, il devait faire l'objet d'une stratégie d'information, qui touche tous les parents et puisse faire contrepoids aux positions tranchées présentées par l'association Elèves.&lt;br /&gt;L'attitude "militante" attribuée au Délégué et son langage parfois carré ont été en revanche salués tant par les intervenants PS que cdH, avec un léger bémol pour ces derniers, concernant certaines positions prises. Mais pour Marc Elsen, du cdH également, si certaines des expressions de M. De Vos "peuvent tomber comme une pierre dans l'eau et éclabousser", il ne fait que jouer son rôle.&lt;br /&gt;La majorité des intervenants a aussi salué le changement de ton dans la façon d'agir et de communiquer du nouveau Délégué, qui a succédé il y a un an à un Claude Lelièvre "qui était sa propre promotion ambulante", a dit Mme Bertieaux.&lt;br /&gt;Le Délégué général a encore regretté le manque de collaboration affiché par la ministre fédérale de la Politique de migration et d'asile Annemie Turtelboom (Open Vld). Les lettres qu'il lui a envoyées pour obtenir des chiffres sur les mineurs demandeurs d'asile et leur présence dans des centres fermés sont restées sans réponse.&lt;br /&gt;Il a aussi mis en lumière les ravages causés sur les enfants et les familles par la pauvreté. Il s'est dressé contre le nombre élevé de placements en institutions fermées et a jugé inacceptable le dessaisissement des tribunaux de la jeunesse au profit des tribunaux pour adultes. (belga)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7741537890754636158-9174867422444843519?l=dgde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dgde.blogspot.com/feeds/9174867422444843519/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7741537890754636158&amp;postID=9174867422444843519' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/9174867422444843519'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/9174867422444843519'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dgde.blogspot.com/2009/01/la-chef-de-groupe-mr-du-parlement-de-la.html' title='Audition devant la commission santé du parlement de la Communauté Française'/><author><name>Délégué général aux droits de l'enfant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06253112440245853963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7741537890754636158.post-1046629949542767499</id><published>2008-12-25T13:30:00.004+01:00</published><updated>2009-01-22T00:19:16.349+01:00</updated><title type='text'>L'indécence n'est pas une valeur morale!</title><content type='html'>Ca se passe au cours d’une réunion organisée par un Conseil d’Arrondissement de l’Aide à la Jeunesse (CAAJ) à laquelle ont été conviés des mandataires des communes voisines. J’y suis invité à prendre la parole pour soutenir un projet de partenariat, original et ambitieux, entre le CAAJ et les collectivités locales. Au cours de mon intervention, j’aborde la question du contexte sociétal déplorable dans lequel tous les éducateurs (parents, professionnels de l’aide, enseignants,…) sont obligés de se dépatouiller !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour rendre mon message le plus intelligible possible, je fais allusion à l’envahissement de la pornographie et de l’utilisation dévoyée de l’image de la femme, un peu partout, dans les médias, sur internet… A mots crus, à l’image de la vulgarité que je dénonce, j’expose les difficultés que rencontrent désormais les adultes lorsqu’ils cherchent, dans un tel contexte, à soutenir l’adolescent au moment où se posent à lui les questions liées à la gestion des sentiments amoureux, de la sensualité, de la sexualité, de la vie…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fais ainsi allusion aux simples clips vidéos sur MTV ou MCM, où se trémoussent de superbes femmes sculpturales et plantureuses, véritables gibiers à drague, mimant des saccades amoureuses sur des capots rutilants de grosses cylindrées américaines, le tout sous le regard cupide de machos flamboyants affublés de GSM dernier cris, de montres à la Sarkozy , du dernier modèle I-pod ou de la dernière mini-caméra vidéo… J’évoque aussi la disponibilité immédiate sur le net de nombreuses images pornographiques dont de très nombreuses sortent largement de la pratique ancestrale de la position du missionnaire ! Sadisme, soumission, avilissement de la femme sont les maîtres mots des nombreux « teasers » consultables, sans téléchargement, en quelques simples coups de clics…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis pas surpris d’être interpellé à la sortie par une charmante petite dame qui me fait part du fait que j’ai choqué plusieurs mandataires communaux qui l’accompagnaient. Conscient d’avoir utilisé un langage « imagé »à propos des bassesses sur lesquels je cherchais à attirer l’attention, je m’apprête à solliciter sa mansuétude au regard des quelques mots « déplacés » que j’avais prononcés lorsqu’elle me précise, sans attendre mes excuses, qu’ils ont surtout été choqués par l’allusion déplacée à la montre du Président français !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passé le premier sourire, puis un moment d’effroi, j’ai vite réalisé la portée symbolique du jugement de ces messieurs choqués par mes propos ! Il n’est plus aujourd’hui indécent de nourrir nos enfants d’images dégradantes ou simplement honteuses : la vraie vulgarité, la véritable obscénité se cachent désormais dans l’arrogance des riches face aux plus pauvres dont la montre bling-bling du président Sarkozy est sans doute une image médiatisée parmi les plus fortes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l’indécence n’a jamais constitué une valeur morale ! Aussi conviendrait-il, à l’image des femmes diaphanes d’autrefois dont on ne pouvait souffrir de voir fût-ce un bout de sein, que les riches et les puissants fassent au moins preuve de réserve et de discrétion. La convoitise et cette furieuse envie de posséder à son tour, que ce soient des biens matériels ou des êtres humains, forment, chez les jeunes comme chez les adultes, le creuset de comportements délinquants et déviants. Une fois encore, plutôt que se contenter de les sanctionner, il y aurait sans doute lieu d’agir sur les contextes dans lesquels ils naissent !.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7741537890754636158-1046629949542767499?l=dgde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dgde.blogspot.com/feeds/1046629949542767499/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7741537890754636158&amp;postID=1046629949542767499' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/1046629949542767499'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/1046629949542767499'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dgde.blogspot.com/2008/12/ca-se-passe-au-cours-dune-runion.html' title='L&apos;indécence n&apos;est pas une valeur morale!'/><author><name>Délégué général aux droits de l'enfant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06253112440245853963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7741537890754636158.post-8776915485969049071</id><published>2008-12-20T11:48:00.001+01:00</published><updated>2008-12-20T11:55:23.098+01:00</updated><title type='text'>Prendre les enfants pour ce qu'ils sont et pour ce qu'ils font</title><content type='html'>Les enfants et les jeunes, qui représentent souvent près de 40% des populations, sont depuis toujours, et partout dans le monde, exclus des processus de décision. Ils ont le sentiment que leur avis ne compte pas, qu'ils n'ont aucune influence sur la société. Et il est vrai que même lorsque des projets semblent chercher à impliquer les enfants, il s'agit parfois de parodies de démocratie mises en place pour légitimer un discours politiquement correct qui affirme la participation des enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’aucuns ont pu se montrer dubitatifs quand au bien fondé de la thématique choisie pour célébrer, ce 20 novembre 2008, le 19ème anniversaire de la ratification de la Convention des droits de l’enfant. Quoi, c'en est donc fini des enfants maltraités, abusés, mal soignés, handicapés, à protéger ? Quoi, il n'y a donc rien de plus important que la participation des enfants dans la société? N'est-ce pas là une préoccupation de pays riches, prospères et qui garantissent, de facto, l'existence et le respect intégral des droits de l'enfant ? Ce choix d'une thématique, qui paraît tout sauf prioritaire, est-il le signe que notre pays, notre Communauté, respecte à la lettre les principes de la Convention ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien, non, non et trois fois non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelons en préambule que la Convention ne dit pas « les enfants ont le droit de… » mais qu’elle stipule que « les Etats parties garantissent à l’enfant… » une série de droits. Pour nous, il s’agit donc d’une mission incontournable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si notre pays n'est pas un pays barbare, si la Communauté française n'est certes pas le plus mauvais élève de la classe, il reste des tas de choses à faire en matière de respect des droits de l'enfant et de son meilleur intérêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il suffit d'évoquer les couvre feux anti-jeunes, les caméras de surveillance qui fleurissent partout dans les villes et les campagnes, ou encore les dispositifs « mosquitos », pour se convaincre qu'il reste du chemin à parcourir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pauvreté quant à elle ne se limite plus désormais aux images qu'on en avait traditionnellement : visages d'enfants africains décharnés, couverts de mouche et tendant la main. Il faut désormais ajouter celles des enfants pauvres dans les villes riches et prospères de nos pays industrialisés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on veut défendre les droits de l'enfant, tous les droits, on est parfois assis entre deux chaises, pris entre deux discours qui ont une fâcheuse tendance à s'opposer!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'un dit qu'il faut protéger les enfants, simplement parce qu'ils sont petits et pas en mesure de se défendre par eux-mêmes ; l'autre, les voit déjà plus « grands », un peu comme des adultes en miniature, libres de consentir ou de ne pas consentir, de passer des contrats...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les droits de l'enfant se situent à l'articulation même de ces deux discours, entre protection et émancipation. Et il n'y a pas, à notre sens, de priorité absolue à accorder à l'un ou l'autre discours. Mais il est clair que la participation des enfants tient plus du discours émancipateur que du discours protectionnel. Il faut bien reconnaître que nous, adultes, sommes plus à l'aise avec le discours protecteur. Sans doute parce qu'il nous valorise, et surtout parce que, viscéralement, nous avons du mal à croire en la capacité des enfants à développer seuls leurs propres talents, à s'autonomiser, à déployer leurs propres compétences, à être, simplement et en un seul beau mot, « civilisateurs ». Il nous reste du chemin à parcourir pour considérer qu'il est possible d'utiliser l'énergie des enfants et des jeunes, la richesse de leurs idées et l'absence de censure sociale des petits pour modeler la collectivité...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui caractérise notre époque, c'est certainement l'affaissement des divers liens (sociaux, professionnels, familiaux, scolaires) et la montée en puissance d’un individualisme forcené. Le chacun pour soi, l'individualisation des trajectoires, constituent sans doute la marque de fabrique des années que nous vivons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que la société fait la promotion de valeurs individualistes et prône le chacun pour soi, la participation, qui requiert un mode de pensée et d'action directement fondé sur la notion de partenariat, implique que tout le monde coopère. Coopérer, voilà sans doute le mot clef!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Coopérer, ça signifie partager le pouvoir, en recevoir, mais aussi en céder.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Coopérer exige à certains moments, de savoir accepter la critique et la remise en question. A d’autres moments, cela impose de s’ouvrir à l'innovation, à la nouveauté, à l'imprévu. Coopérer, ça signifie aussi, pour les enfants et les jeunes, être reconnus pour ce qu'ils sont et ce qu'ils font.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Coopérer c'est surtout quelque chose qui s'apprend : ça ne s'enseigne pas une heure par semaine comme une simple discipline scolaire! Ni sur base d'un projet qui peut être réalisé une fois pour toutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est au cours de l'enfance que l'on commence à coopérer et cette coopération augmente progressivement avec les années, jusqu'à faire des citoyens adultes, responsables et conscients des enjeux collectifs. C'est en coopérant qu'on acquiert un état d'esprit et un comportement démocratique. La maturité politique vient avec l'expérience et ne s'apprend pas dans les livres...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On entend souvent des responsables associatifs dire que c'est bien beau la participation des enfants mais que ce n’est pas facile à mettre en œuvre. Certains rajoutent volontiers qu'avec les enfants et les jeunes des quartiers populaires, c'est carrément galère! Et c'est vrai qu'à force de ne jamais être sollicités, de ne jamais se voir proposer des offres de participation, certains enfants qui vivent des réalités difficiles en sont venus à considérer qu'ils pouvaient bien se contenter de ce statut d'objet dans lequel on les relègue : objets d'éducation, objets d'instruction, objets de solidarité, objet de contrôle. Allez demander à un objet de se mettre à participer, ça prendra sans doute un peu de temps!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce n'est certainement pas une bonne raison pour ne pas tenter le coup. Tout ceux qui l'on fait, en réfléchissant à la méthodologie, en se mettant au niveau des jeunes avec lesquels ils sont en contact et en acceptant une certaine souplesse dans les relations, constatent que les enfants et les jeunes, de quelques milieux qu'ils soient issus, souhaitent généralement participer à la vie de la société : ils s'engagent et prennent des responsabilités ...pour autant qu'on leur en donne l'occasion et qu'on leur marque vraiment notre confiance! Les expériences présentées à l’occasion de la journée des droits de l’enfant du 20 novembre en sont la preuve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La participation constitue aussi un formidable antidote aux logiques sécuritaires. Inviter des jeunes à participer, à coopérer, c'est les prendre « en compte », « en considération » avant qu'ils n'irritent ou ne deviennent des problèmes qu'il faudra se résoudre à prendre « en charge ». C'est aussi leur permettre de sortir d'une image narcissique déplorable et d'acquérir une stature sociale valorisante. Rappeler par la même occasion à la société que la jeunesse n'est pas un problème permettrait sans doute de modérer nos allants quand il s'agit de punir, de contraindre, d'enfermer, d'embastiller...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Convention des droits de l’enfant reconnaît aux enfants le droit à la liberté d'expression, de pensée, d'opinion, de réunion et d'association. Les enfants ont donc non seulement le droit d'être protégés mais également le droit d'agir, de s'exprimer, de donner des opinions et de prendre des initiatives individuelles ou collectives pour que leurs droits soient respectés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ce texte qui reprend l'essentiel des conclusions de la matinée organisée conjointement par l'Observatoire de l'enfance, de la jeunesse et de l'AAJ et l'Institution du Délégué général  , à l'occasion de la journée nationale des droits de l'enfant a fait l'objet d'une parution dans "La libre " du 15 décembre 2008&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;                                                                                                                        &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7741537890754636158-8776915485969049071?l=dgde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dgde.blogspot.com/feeds/8776915485969049071/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7741537890754636158&amp;postID=8776915485969049071' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/8776915485969049071'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/8776915485969049071'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dgde.blogspot.com/2008/12/prendre-les-enfants-pour-ce-quils-sont.html' title='Prendre les enfants pour ce qu&apos;ils sont et pour ce qu&apos;ils font'/><author><name>Délégué général aux droits de l'enfant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06253112440245853963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7741537890754636158.post-551790814540228462</id><published>2008-12-20T11:43:00.003+01:00</published><updated>2008-12-20T11:48:34.084+01:00</updated><title type='text'>Au rayon "calamités" de la Communauté française!</title><content type='html'>« Que restera-t-il de ces 5 ans de gouvernement PS-cdH? demande Mme Bertieaux, qui donne aussitôt la réponse: les décrets Inscriptions, le nouveau Délégué général aux droits de l'enfant, une douche à la ministre-présidence, les voyages à Pékin et le Country Hall du Ministre Daerden, une ministre de l'Aide à la Jeunesse noyée par la matière à gérer et Bruxelles qui aura été le laissé-pour-compte de cette Communauté française largement gérée à partir de la Région wallonne ».&lt;br /&gt;Voilà ce que déclarait la chef de file MR à la Communauté française le 25 novembre dernier. Bien sûr, on ne peut pas plaire à tout le monde mais, vu le voisinage, je m'inquiète quand même!!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7741537890754636158-551790814540228462?l=dgde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dgde.blogspot.com/feeds/551790814540228462/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7741537890754636158&amp;postID=551790814540228462' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/551790814540228462'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/551790814540228462'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dgde.blogspot.com/2008/12/au-rayon-calamits-de-la-communaut.html' title='Au rayon &quot;calamités&quot; de la Communauté française!'/><author><name>Délégué général aux droits de l'enfant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06253112440245853963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7741537890754636158.post-7768275614942746392</id><published>2008-10-08T18:22:00.004+02:00</published><updated>2008-10-09T14:59:25.061+02:00</updated><title type='text'>V'là autre chose!</title><content type='html'>Le grand quotidien "La libre" lance ces jours-ci sa nouvelle campagne promotionnelle. Dès samedi, pour 3€95 et trois timbres à découper (les ciseaux ne sont pas fournis!) , on pourra désormais faire l'acquisition de superbes couteaux en acier forgé inoxydable, de haut de gamme (molybdène vanadium) et manches ergonomiques. Juste les mêmes couteaux que ceux utilisés par le célèbre chef du restaurant "Comme chez soi"!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, jouer son petit Lionel Rigolet à la maison avec une collection de beaux couteaux ça peut faire impression. Mais, franchement, z'auraient pas pu trouver autre chose que des couteaux? Ca fait pas un peu mauvais goût par les temps et les galopins qui courent? Le grand chef n'utilise donc jamais de passoire, de tamis, de salière, de cuillère en bois ou d'indolores couverts à salade ? Ca aurait pu aussi faire une très belle panoplie,non ? Et va -t-on demander aux commerçants de consulter la carte d'identité des éventuels jeunes acheteurs de "la Libre" les week-end?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y a plus qu'à espérer que les libraires portent des gants dès samedi , parce que le premier couteau ne fait pas moins de 16,5cm et s'appelle, ça ne s'invente pas, le couteau à découper!&lt;br /&gt;On vit vraiment une époque formidable.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7741537890754636158-7768275614942746392?l=dgde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dgde.blogspot.com/feeds/7768275614942746392/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7741537890754636158&amp;postID=7768275614942746392' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/7768275614942746392'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/7768275614942746392'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dgde.blogspot.com/2008/10/vl-autre-chose.html' title='V&apos;là autre chose!'/><author><name>Délégué général aux droits de l'enfant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06253112440245853963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7741537890754636158.post-3184499345537075357</id><published>2008-10-01T15:33:00.005+02:00</published><updated>2008-10-01T18:06:51.243+02:00</updated><title type='text'>Enfants en centres fermés</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;J’en reviens à mon message posté ci-dessous, il y a quelques jours.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La Ministre nous avait donc promis la fin de la détention des enfants en centres fermés pour ce début octobre. Ce matin, les médias nous informaient que seul un logement était prêt mais qu’ils ne concernaient pas les familles actuellement détenues en centres fermés.&lt;br /&gt;Mais à qui sont donc destinés ces logements ? Et où se trouvent-ils ?&lt;br /&gt;Plusieurs associations et institutions, francophones et néerlandophones, de défense des droits des enfants et des étrangers se posent des questions, d’ordre pratique, quant à la mise en œuvre du projet. Un courrier a été adressé à la Ministre de la politique de migration et d’asile à ce sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Une série de questions lui ont été posées notamment :&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-style: italic;"&gt;Quant aux familles&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- Quelles familles sont concernées par la mesure? Les familles illégales sur le territoire ? Les familles détenues au centre 127 ? Les « cas Dublin » ? Les familles en centre Fédasil ?&lt;br /&gt;- A quel moment de la procédure aura lieu le placement ?&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-style: italic;"&gt;Concernant les coachs&lt;/strong&gt; :&lt;br /&gt;- Combien de coachs travailleront-ils avec les familles ?&lt;br /&gt;- Quel est leur profil, leur formation, leur mission ?&lt;br /&gt;- A partir de quand une famille se voit-t-elle désigner un coach ?&lt;br /&gt;- Si la durée de l’hébergement dans des maisons individuelles dure en moyenne trois semaines, de quelle manière pourra-t-il garantir qu’une relation de confiance s’installe dans un si court délai ?&lt;br /&gt;- Quelle relation existe-t-il entre le coach et la famille ? Sont-ils liés par une sorte de contrat ? Dans l’affirmative, que prévoit ce “contrat” ?&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-style: italic;"&gt;Concernant le transfert des familles dans les maisons individuelles&lt;/strong&gt; :&lt;br /&gt;-De quelle manière les familles sont-elles mises au courant de la décision de transfert dans une maison individuelle ?&lt;br /&gt;- Combien de temps disposent-elles pour organiser le déménagement ?&lt;br /&gt;- De quelle manière sont-t-elles transférées dans une maison individuelle ? Que se passe-t-il si la famille refuse d’être transférée ?&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-style: italic;"&gt;Concernant l’hébergement dans les maisons individuelles&lt;/strong&gt; :&lt;br /&gt;-Où se situent ces logements individuels et combien y en a-t-il ?&lt;br /&gt;-Les familles peuvent-elles prendre contact avec des personnes extérieures ?&lt;br /&gt;-Quelle est leur liberté de sortir des maisons individuelles ?&lt;br /&gt;-Les associations et les avocats ont-ils la possibilité de rendre une visite aux familles ?&lt;br /&gt;-A partir du moment où tous les logements individuels sont occupés, où sont hébergées les autres familles pour éviter qu’elles soient enfermées ?&lt;br /&gt;-Dans les maisons individuelles, les parents peuvent-ils exercer normalement leur rôle par exemple, en cuisinant pour la famille ?&lt;br /&gt;-Si des familles demandeuses d’asile sont inclues dans le projet, comment comptez-vous assurer que les dispositions de la Directive de l’Union européenne sur l’accueil seront bien respectées ?&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-style: italic;"&gt;Concernant la scolarité des enfants&lt;/strong&gt; :&lt;br /&gt;-Les enfants sont-ils inscrits à l’école ?&lt;br /&gt;-Une famille transférée dans une maison individuelle durant l‘année scolaire doit-t-elle changer les enfants d’établissement scolaire ? Comment garantissez-vous que ce changement ne porte pas préjudice aux enfants ? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La Ministre a indiqué s’inspirer des modèles australien et suédois, espérons qu’elle les prenne dans une logique globale d’accueil, d’accompagnement dès l’arrivée en Belgique, de droit de séjour ou de retour volontaire sinon ce projet risque bien d’être voué à l’échec...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7741537890754636158-3184499345537075357?l=dgde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dgde.blogspot.com/feeds/3184499345537075357/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7741537890754636158&amp;postID=3184499345537075357' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/3184499345537075357'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/3184499345537075357'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dgde.blogspot.com/2008/10/enfants-en-centres-ferms.html' title='Enfants en centres fermés'/><author><name>Délégué général aux droits de l'enfant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06253112440245853963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7741537890754636158.post-7636681775896321425</id><published>2008-09-23T14:39:00.003+02:00</published><updated>2008-09-23T18:32:29.446+02:00</updated><title type='text'>Adam</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le procès en Assises s'est  ouvert en ce début septembre. Outre qu'il ramène au devant de l'actualité un drame qui a fait couler beaucoup d'encre et a entraîné plusieurs initiatives politiques dont l’efficacité reste à démontrer, le début du procès a, à nouveau, été le débat, hors prétoire, de la justification de la mesure de dessaisissement qui a touché Adam alors que Mariusz y avait échappé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre sujet connexe à la une à l'occasion de ce début de procès, la prise en charge des mineurs contrevenants en Institutions Publiques de Protection de la Jeunesse fermées, assimilées, notamment par les parents de Joe à des « clubs Med » du pauvre. Inutile de redire ici ma profonde opposition à toute mesure de dessaisissement et ma conviction bien ancrée que, lorsque le recours à une mesure de privation de liberté d'un jeune contrevenant doit être ordonnée, celle-ci ne peut être exécutée sans un accompagnement pédagogique et psychologique de qualité que seuls les services de la Communauté française me semblent à même d'assurer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai souvent dit mon profond respect pour les victimes de cette tragédie et ma compréhension de leur volonté que la sanction appliquée aux coupables soit à la hauteur de l’atrocité du drame que la famille doit endurer. La communauté scientifique dans son écrasante majorité et les différents acteurs de terrain confrontés aux problématiques de délinquance et de criminalité se rejoignent pourtant pour reconnaître non seulement l’inutilité de la prison, mais aussi les effets nocifs et criminogènes du système carcéral J'ai pu rappeler (RTL+, 16 septembre) qu'en cas de confirmation de la suspicion de culpabilité de l'accusé, il serait très surprenant que le jury populaire ne se prononce pas exclusivement et très classiquement pour une lourde peine de prison…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans dessaisissement pourtant, sur base des fondamentaux de la loi sur la protection de la jeunesse, récemment réformée, des mesures associant l’intérêt des victimes, de la société et du jeune auteur auraient pu être ordonnées .Une prise de conscience de la gravité des faits à travers une médiation avec les victimes, des excuses à leur égard et leur dédommagement même symbolique, des prestations éducatives et philanthropiques, une mise à l’écart dans un lieu sécurisé mais éducatif sont, parmi d’autres, des mesures très concrètes à la disposition des magistrats de la jeunesse qui, contrairement à la peine de prison, ont pu démontrer leur efficacité. Il n’est pas inutile de rappeler que la loi réformée permet aujourd’hui, si nécessaire, de cumuler les mesures afin de s’ajuster au mieux à la personnalité des jeunes concernés et à la gravité des faits commis.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7741537890754636158-7636681775896321425?l=dgde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dgde.blogspot.com/feeds/7636681775896321425/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7741537890754636158&amp;postID=7636681775896321425' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/7636681775896321425'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/7636681775896321425'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dgde.blogspot.com/2008/09/adam.html' title='Adam'/><author><name>Délégué général aux droits de l'enfant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06253112440245853963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7741537890754636158.post-8456917478477625119</id><published>2008-09-23T14:34:00.002+02:00</published><updated>2008-09-23T14:42:41.099+02:00</updated><title type='text'>Enfants en centres fermés</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Annemie Turtelboom a annoncé, à grands renforts de communication, la fin de la détention des enfants en centres fermés. De suite après, des voix s'élevaient, dont la mienne (Bel RTL), pour regretter le manque de précision de l'annonce: s'il ne devait s'agir que des mineurs dont les familles sont en voie d'expulsion, la mesure annoncée ne concernerait finalement que fort peu d'enfants...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les réponses, apportées par l'attaché de presse de la Ministre à l'inquiétude générale, laissaient entendre que la mesure concernait bien tous les enfants (y compris les enfants des familles en cours de recours et les cas Dublin) mais l'interview de Freddy Roosemont au JT du soir faisait craindre le contraire: il laissait clairement entendre que la mesure ne s'appliquerait qu'une fois la décision finale d'expulsion confirmée. Afin de mettre fin à toute spéculation, j'écrivais le jour même à Madame Turtelboom en lui demandant une réponse urgente aux questions posées notamment dans le communiqué de presse rédigé par le CIRE. Aucune réponse ne m'est encore parvenue...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, le plus haut responsable de l'Office des Etrangers n'envisageait le déplacement des familles et leur « coaching » qu’en toute fin de processus: cette vision est très éloignée des modèles dont Madame Turtelboom prétend s'inspirer. Ceux-ci prévoient en effet la détermination d'un coach dès le début de la procédure, de manière à créer un climat de confiance minimal, seul garant de la réussite de la mesure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Appliquée comme elle est annoncée et évaluée après seulement deux mois d'expérimentation, la décision de la Ministre risque bien de se révéler un triste échec et conforter encore celles et ceux qui ne veulent envisager d'autre possibilité que l'enfermement des familles.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7741537890754636158-8456917478477625119?l=dgde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dgde.blogspot.com/feeds/8456917478477625119/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7741537890754636158&amp;postID=8456917478477625119' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/8456917478477625119'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/8456917478477625119'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dgde.blogspot.com/2008/09/enfants-en-centres-ferms.html' title='Enfants en centres fermés'/><author><name>Délégué général aux droits de l'enfant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06253112440245853963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7741537890754636158.post-5246274466353965762</id><published>2008-09-23T14:33:00.001+02:00</published><updated>2008-09-23T14:33:51.671+02:00</updated><title type='text'>Rentrée chahutée...</title><content type='html'>On ne pourra pas dire, en matière des droits de l'enfant, que la rentrée de septembre aura été un long fleuve  tranquille : ceci explique, en partie, le manque d'actualisation  du blog!&lt;br /&gt;Séance de rattrapage donc en plusieurs billets postés avec retard…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7741537890754636158-5246274466353965762?l=dgde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dgde.blogspot.com/feeds/5246274466353965762/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7741537890754636158&amp;postID=5246274466353965762' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/5246274466353965762'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/5246274466353965762'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dgde.blogspot.com/2008/09/rentre-chahute.html' title='Rentrée chahutée...'/><author><name>Délégué général aux droits de l'enfant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06253112440245853963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7741537890754636158.post-8428405000404754674</id><published>2008-08-27T18:52:00.007+02:00</published><updated>2008-09-23T14:13:15.765+02:00</updated><title type='text'>Mineurs en centres fermés : attendons-nous un drame ?</title><content type='html'>&lt;p lang="fr-FR" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffffff;"&gt;J’ai rendu visite, hier après midi, aux enfants et aux familles qui ont vécu les émeutes du week-end dernier au 127 bis. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p lang="fr-FR" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="justify"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(0,0,0)"&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:#ffffff;"&gt;Sept familles pour un total de onze enfants, pour la majorité en bas âge ont été, depuis, transférées dans les centres fermés de Merksplas et de Melsbroek où je les ai rencontrées.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p lang="fr-FR" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="justify"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(0,0,0)"&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:#ffffff;"&gt;Leurs histoires, toutes singulières, offrent pourtant de grandes similitudes : la fuite de conflits armés dans lesquels la sécurité et l’intégrité des enfants est compromise, un accueil peu amène et des démarches incompréhensibles auprès de l’Office des Etrangers , une descente aux enfers dans un univers carcéral où les enfants interrogent leur(s) parent(s) impuissant(s) sur les raisons de l’existence de barreaux aux fenêtres, des portes automatiques et des privations de liberté…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p lang="fr-FR" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="justify"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(0,0,0)"&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:#ffffff;"&gt;Pour ces enfants déboussolés, la nuit d’émeute au centre fermé 127 bis aura certainement constitué un traumatisme supplémentaire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p lang="fr-FR" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="justify"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(0,0,0)"&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:#ffffff;"&gt;Une maman me confiait, en sanglotant, que son enfant de quatre ans qui a pourtant connu les horreurs de la guerre en Tchétchénie, l’interrogeait sans cesse, depuis son incarcération, sur les raisons de son enfermement. Le tumulte du dernier week-end, les fumées qui gagnent l’aile des familles, alors que les portes et les fenêtres sont hermétiquement closes, n’auront certainement rien arrangé à la détresse psychologique de cet enfant !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p lang="fr-FR" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="justify"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(0,0,0)"&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:#ffffff;"&gt;D’autres témoignages confortent l’idée que ces familles ont vécu une véritable nuit d’angoisse. Du vacarme d’abord , des coups sur les portes, des fumées qui se propagent et qui font pleurer les enfants et irritent les gorges, le faux plafond qui commence à fondre alors que les portes restent closes…Puis la fuite urgente vers la cour du centre, en pleine nuit, la fouille des papas devant les enfants qui grelottent et le transfert, sous le contrôle de policiers en uniformes, vers le centre de Melsbroek…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p lang="fr-FR" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="justify"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(0,0,0)"&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:#ffffff;"&gt;A l’arrivée, certains ont dû partager un lit pour trois, en ayant perdu une bonne partie de leurs effets personnels dans l’incendie…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p lang="fr-FR" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="justify"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(0,0,0)"&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:#ffffff;"&gt;Peut-on imaginer qu’il puisse s’agir là de pratiques respectueuses de la dignité humaine, des droits des enfants, de leur intégrité et de leur sécurité ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p lang="fr-FR" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="justify"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(0,0,0)"&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:#ffffff;"&gt;On pourra toujours prétendre qu’il s’agit là d’un accident, d’un événement non prévisible auquel chacun, dans la mesure de ses possibilités, a répondu dans l’urgence.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p lang="fr-FR" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="justify"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(0,0,0)"&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:#ffffff;"&gt;En l’occurrence, il n’y a aucun hasard ! A force de pousser au désespoir des exilés laissés dans l’incertitude, à force de mêler dans un univers carcéral des demandeurs d’asiles déboutés, des personnes étrangères ayant purgé une condamnation pénale et des familles avec enfants, ce type d’émeute est forcément inévitable ! Enfermer des enfants dans de telles poudrières relève d’une coupable inconscience et d’une négligence absolue !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p lang="fr-FR" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="justify"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(0,0,0)"&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:#ffffff;"&gt;Et même si le drame semble avoir été évité de justesse, les conséquences psychologiques sont très lourdes pour les enfants : désormais détenus dans les conditions de promiscuité et de salubrité déplorables, souvent dénoncées, du centre 127 de Melsbroek, ils sont manifestement perturbés, pleurent sans raison, tardent à trouver le sommeil, refusent de quitter, fût-ce pour quelques instants, le giron des parents…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p lang="fr-FR" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="justify"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(0,0,0)"&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:#ffffff;"&gt;Le Gouvernement n’a que trop tardé à régler définitivement la situation des enfants et des familles toujours détenues dans les centres fermés pour illégaux. D’autres solutions existent pourtant et sont bien connues des décideurs politiques et elles ne demandent qu’à être mises en pratique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="justify"&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(0,0,0);" &gt;Il n’y a plus lieu à tergiverser ! Ces familles et les autres, détenues dans les centres fermés, doivent recouvrer immédiatement leur liberté et attendre les décisions auxquelles elles seront soumises dans un environnement ouvert et libre, propice à une relation de qualité et profitable à l’équilibre et à la santé des enfants. Par l’incarcération d’enfants mineurs dans les conditions telles qu’elles viennent d’être décrites, nous assistons à la violation de la Convention internationale des droits de l’enfant, et notamment des articles 2, 3, 9, 10 , §1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; , 12, 13, 19, 20, 22, §1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; , 27, 31, 37 et 39, instituant des droits tels que la non-discrimination, l’intérêt supérieur de l’enfant, la liberté d’expression des enfants, le droit à un niveau de vie suffisant, la protection contre toute formes de violence… &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p lang="fr-FR" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="justify"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(0,0,0)"&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:#ffffff;"&gt;On est en loin !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p lang="fr-FR" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="justify"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(0,0,0)"&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:#ffffff;"&gt;Je ne manquerai pas de communiquer mon rapport de visite aux autorités compétentes et de les interpeller avec détermination sur cette question pour que ces pratiques cessent immédiatement.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p lang="fr-FR" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="justify"&gt;&lt;span style="color:#ffffff;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(ce texte a été communiqué à la presse ce matin)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p lang="fr-FR" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="justify"&gt;&lt;span style="color:#ffffff;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p lang="fr-FR" style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7741537890754636158-8428405000404754674?l=dgde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dgde.blogspot.com/feeds/8428405000404754674/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7741537890754636158&amp;postID=8428405000404754674' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/8428405000404754674'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/8428405000404754674'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dgde.blogspot.com/2008/08/mineurs-en-centres-ferms-attendons-nous.html' title='Mineurs en centres fermés : attendons-nous un drame ?'/><author><name>Délégué général aux droits de l'enfant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06253112440245853963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7741537890754636158.post-6945759512977776566</id><published>2008-08-19T16:56:00.006+02:00</published><updated>2008-08-23T11:19:03.213+02:00</updated><title type='text'>En marge de l'affaire Salazar:la directive "retour" de l'union européenne ne respecte pas les droits de l'enfant!</title><content type='html'>Depuis quelques jours, les médias se font largement l’écho de la situation du jeune Rothman Salazar. Ce jeune équatorien de 19 ans, qui vit dans notre pays depuis 6 ans avec sa famille, est menacé d’expulsion vers son pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si, légalement, Rothman doit aujourd’hui être considéré comme adulte, il n’en reste pas moins qu’il a vécu une large partie de son enfance dans notre pays et que sa situation ressemble fort à celle de nombreux mineurs, accompagnés ou non, séjournant illégalement sur le territoire national.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’heure actuelle, on ignore encore la décision qui sera prise à son égard mais il se trouve toujours en détention au centre 127bis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le cadre de cette situation, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer une nouvelle fois l’absence de circulaire relative à la régularisation attendue depuis plusieurs mois. La Ministre de la Politique de Migration et d’asile, Madame Annemie Turtelboom, a annoncé que la circulaire régularisation faisait partie d’un paquet global sur l’ensemble de la politique de migration et d’asile. Dans ce cadre, il conviendra de voir si notre pays s’alignera sur la Directive de l’Union européenne relative aux normes et procédures communes applicables dans les États membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier adoptée en juin dernier.Si  tel devait être le cas, il n’y a pas lieu d’être pleinement rassuré !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette directive pose en effet de nombreuses questions qui ont amené l’ENOC, le réseau européen des ombudsmans des enfants, auquel adhère et participe le délégué général, à émettre un avis particulièrement critique à son égard en ce qui concerne le respect des droits de l’enfant.&lt;br /&gt;La Directive fournit un terrain d’action propice aux violations des droits de l’enfant, malgré l’incorporation de vagues clauses sur le respect des droits fondamentaux, le traitement spécial pour les groupes vulnérables et la prise en compte de l’intérêt supérieur de l’enfant.&lt;br /&gt;Ces clauses, qui se trouvent juste à coté des dispositions permettant la détention et l’expulsion des mineurs non accompagnés, semblent plutôt utopiques et ne garantissent pas contre les violations des droits de l’enfant. Dans les faits, la Directive autorise les détentions et déportations forcées (expulsion) de mineurs ou de mineurs non accompagnés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En octobre 2006, l’ENOC avait déjà adopté une déclaration publique sur “&lt;a href="http://www.crin.org/enoc/resources/infodetail.asp?id=11850" target="_self"&gt;Les obligations de l’Etat pour le traitement des enfants non accompagnés&lt;/a&gt;”&lt;a title="" style="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=7741537890754636158#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celle-ci mettait l’accent sur le fait que les enfants non accompagnés ne devraient pas être poursuivis en justice pour entrée illégale dans le pays, ni être détenus uniquement à cause de leur statut d’immigrés. Outrageusement, la Directive prévoit la détention des mineurs comme “mesure de dernier ressort”, et ce malgré des clauses générales utopiques contradictoires sur le fait que l’intérêt supérieur de l’enfant doit être la première considération dans le cas de détention de mineurs en attente d’expulsion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ENOC insiste sur le fait que les enfants non accompagnés ne devraient pas être déportés/expulsés. Au contraire, la Directive autorise l’expulsion en envisageant, “avant la décision”, une assistance “indéfinie” par les organes compétents (…) tenant ainsi compte de l’intérêt supérieur de l’enfant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ENOC définit aussi le retour des mineurs comme la réintégration dans leur environnement social d’origine (famille, institutions d’accueil ou autres). Ce retour ne devrait être envisagé uniquement dans le cas de rapatriement volontaire assisté, et seulement si celui-ci correspond à l’intérêt supérieur des mineurs, après avoir évalué la situation de façon approfondie, en tenant compte du point de vue des mineurs concernés. La Directive quant à elle ne garantit pas la réintégration, mais laisse le rapatriement entre les mains de la police pourvu que, “lors de l’expulsion d’un mineur non accompagné de son territoire, les autorités de l’Etat Membre devront être convaincues que il/elle sera renvoyé(e) à un membre de sa famille, un tuteur désigné ou à une institution adéquate dans le pays de réception. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Directive “ Retour” ne respecte pas pleinement les droits des enfants et ne garantit pas non plus leur intérêt supérieur. Les mineurs migrants, et les non accompagnés en particulier, sont porteurs de droits et sujets à la protection, et non à la persécution, la détention et à l’expulsion.&lt;br /&gt;Pour toutes ces raisons, les membres de l’ENOC recommandent aux Gouvernement nationaux européens d’adapter la Directive en adoptant des règles minimums et en respectant les principes prévus par le droit international et la Convention des droits de l’enfant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=7741537890754636158#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; &lt;span style="font-size:78%;"&gt;Le texte de cette déclaration en français peut être consulté sur le site du Délégué général aux droits de l’enfant (&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.cfwb.be/dgde/rapport_annuel_2006_2007_final.pdf"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;http://www.cfwb.be/dgde/rapport_annuel_2006_2007_final.pdf&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt; - pp 109-113)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(Ce texte, rédigé par Stéphan Durviaux, conseiller, a fait l'objet d'un communiqué à la presse ce 19 août)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7741537890754636158-6945759512977776566?l=dgde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dgde.blogspot.com/feeds/6945759512977776566/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7741537890754636158&amp;postID=6945759512977776566' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/6945759512977776566'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/6945759512977776566'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dgde.blogspot.com/2008/08/en-marge-de-laffaire-salazarla.html' title='En marge de l&apos;affaire Salazar:la directive &quot;retour&quot; de l&apos;union européenne ne respecte pas les droits de l&apos;enfant!'/><author><name>Délégué général aux droits de l'enfant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06253112440245853963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7741537890754636158.post-421366947165769754</id><published>2008-07-19T00:05:00.004+02:00</published><updated>2008-07-19T10:45:59.334+02:00</updated><title type='text'>Tout ce qu'il faut entendre!</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;A la fin , ça devient désespérant!&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Les infos télévisées de ce 18 juillet, faisait état du vote du" décret mixité sociale-inscriptions". Pour illustrer le propos journalistique, en l'occurrence réduit à sa plus simple expression critique (le décret = une loterie à la place des files!), le journaliste s'en est allé rencontrer le directeur du Collège Saint-Pierre à Uccle.  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Pour ce fin connaisseur en matière de files, le nouveau décret n'est  pas bien meilleur que le premier et, de toutes façons, ne réglera rien au problème de la ségrégation scolaire: en cause, le fait que les élèves des écoles dites défavorisées ne se déplaceront pas jusqu'à son prestigieux collège, en raison de la grande distance géographique entre le bastion de la bonne éducation et les lieux de vie des misérables...   &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;En parcourant très rapidement la liste des écoles fondamentales ayant accès à la D+, j'ai relevé au moins trois écoles fondamentales qui, foi de mappy, se situent à moins de trois kilomètres de l'avenue Coghen (rue du Montenegro, rue Jef De Vos (aucun lien familial, je vous assure!), rue Pierre Decoster). En cherchant un peu, on devrait en trouver bien d'autres à des distances raisonnables...  &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Bien essayé, Monsieur le directeur, mais, même à pied, avec un gros cartable sur le dos, le trajet ne devrait pas excéder 30 minutes! Vraiment excessif ?&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt; A la rentrée scolaire, sûr qu'on reparlera de la mise en oeuvre du décret: il reste un peu plus d'un mois pour trouver de meilleurs arguments!&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7741537890754636158-421366947165769754?l=dgde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dgde.blogspot.com/feeds/421366947165769754/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7741537890754636158&amp;postID=421366947165769754' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/421366947165769754'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/421366947165769754'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dgde.blogspot.com/2008/07/tout-ce-qui-faut-entendre.html' title='Tout ce qu&apos;il faut entendre!'/><author><name>Délégué général aux droits de l'enfant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06253112440245853963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7741537890754636158.post-4778665304989180462</id><published>2008-07-14T16:28:00.005+02:00</published><updated>2008-07-14T23:11:36.166+02:00</updated><title type='text'>A-t-on déjà perdu le sens du décret mixité ?</title><content type='html'>Après avoir été ajourné en première session par le jury du conseil d'Etat, il semble bien que le parlement soit en passe d'obtenir, sans mention spéciale cependant, son billet pour le nouveau décret     « inscription ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pourquoi donc fallait-il réformer le premier décret, tellement controversé que son auteure, Marie Arena, en était devenue la victime expiatoire toute désignée ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s'en souvient, certains parents avaient passé une ou deux nuits dehors alors qu'il pleuvait et qu'il faisait froid. L'opinion publique s'était étranglée de voir ces parents combatifs battre le pavé, manger à même le sol et se chauffer à des braseros de fortune, comme de simples sans abri… En réalité, et contrairement à ce que d'aucun avait voulu prétendre, rien ni personne ne les y avait contraint : ceux qui avaient décidé d'aller faire le siège des écoles les mieux cotées étaient, pour la plupart, des parents très bien informés de la dualisation de l'enseignement et très conscients de l'enjeu que représente l'accès à un enseignement de qualité. En acceptant de coucher dehors, ils cherchaient à préserver ce qui, par la force des choses, était devenu un véritable privilège dont le décret entendait justement combattre les effets dévastateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Disons le simplement: un enseignement de qualité ne peut constituer un privilège réservé à certains seulement. Et si les files d'attente, même sous la pluie et dans le froid, avaient contribué à amoindrir, fût-ce modestement, la fracture béante entre un enseignement de qualité réservé aux enfants des milieux socio-économiques les plus aisés et des filières scolaires déglinguées et dévalorisées pour les plus pauvres, personnellement, je n'y aurais rien trouvé à redire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais on le sait depuis, malgré un énorme coup de projecteur salutaire sur les inégalités scolaires en communauté française, le décret inscription n'a pas permis d'installer plus de mixité et d'hétérogénéité dans l'enseignement secondaire: mal informés de l'opportunité qui leur était offerte, et peu conscientisés aux enjeux scolaires, seuls quelques parents d'enfants dits défavorisés se sont joint aux files d'attente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il fallait modifier le décret « inscription », c'était bien là, la seule raison valable: favoriser la mixité sociale à l'école et faire en sorte qu’avoir accès à des écoles de qualité constitue désormais un droit et non plus un privilège. De nombreuses recherches et enquêtes (dont l’enquête européenne PISA) ont mis en évidence l’effarante disparité de l’enseignement en communauté française. Et il n’y a pas lieu d’espérer, après des décennies d’inertie et d’incurie politique, de complicités, ou de petits arrangements « entre soi », que la situation lamentable que nous connaissons aujourd’hui s’améliore « naturellement ». A ce sujet, la clarté s’impose: un système scolaire qui tente de concilier la garantie d’une double liberté, celle des écoles d’accepter ou de refuser des élèves et celle des parents d’inscrire les parents où bon leur semble, ne peut produire qu’un enseignement dual et inégalitaire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus qu’aux files d’attente, c’est à cette inégalité fondamentale que le décret « mixité sociale » entend donc s’attaquer. A lire les récents articles de presse, qui s’attardent longuement sur les modalités de sélection des élèves inscrits sur les listes d’attente, on pourrait pourtant en douter : le fait, qu’à concurrence d’un certain pourcentage (15% à la prochaine rentrée), les jeunes issus d’écoles socialement défavorisées seront désormais prioritaires n’est même pas mentionné! Un peu comme si cet objectif capital et urgent devait s’effacer devant la hantise qu’à nouveau des files se forment devant certaines écoles…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu’il en soit, il semble donc bien que le texte corrigé et adopté par la commission ad hoc de la communauté française puisse arriver dans les délais utiles sur le bureau de l’assemblée plénière, qui devrait l’adopter avant les congés parlementaires. Et c’est là que tout restera à faire…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car il ne suffit pas de décréter que toutes les écoles sont ouvertes à toutes et à tous pour que la mixité espérée se produise. Pour qu’une culture de la diversité scolaire puisse s’installer, il faudra résolument mettre en œuvre une exceptionnelle stratégie d’information et de communication, principalement à destination des parents des enfants fréquentant des écoles dites socialement défavorisées. Et ne pas sous-estimer que l’intériorisation de la discrimination à laquelle ils ont été confrontés constituera sans doute un frein considérable à une démarche volontaire vers des écoles au sein desquelles, à tort ou à raison, ils ne s’estiment pas bienvenus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, s’ils ne s’accordent pas sur les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir, une grande majorité d’intervenants politiques, pédagogiques, sociaux ou culturels se rejoignent sur l’idée que la dualisation est au cœur même des problèmes que connaît l’école et à travers elle, institution formatrice et socialisante, la société toute entière.Mais elle cache mal d’autres chantiers à entreprendre sans attendre : une école de la réussite, l’allongement d’un tronc commun dans le secondaire, des meilleurs processus d’accompagnement dès l’école primaire, etc. Ce décret n’est donc qu’une nouvelle pièce d’un énorme puzzle qu’il conviendra d’assembler le plus judicieusement possible dans les années à venir, dans l’intérêt et le respect des droits de tous les enfants.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7741537890754636158-4778665304989180462?l=dgde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dgde.blogspot.com/feeds/4778665304989180462/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7741537890754636158&amp;postID=4778665304989180462' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/4778665304989180462'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/4778665304989180462'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dgde.blogspot.com/2008/07/t-on-dj-perdu-le-sens-du-dcret-mixit.html' title='A-t-on déjà perdu le sens du décret mixité ?'/><author><name>Délégué général aux droits de l'enfant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06253112440245853963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7741537890754636158.post-4620828721149114567</id><published>2008-07-08T10:54:00.005+02:00</published><updated>2008-07-08T11:51:53.675+02:00</updated><title type='text'>Des enfants dans les centres fermés</title><content type='html'>Depuis mon entrée en fonction, j'ai visité de nombreuses institutions accueillant des enfants et des jeunes. Parmi celles-ci le "127". Un univers de béton dans l'enceinte de l'aéroport,des grillages, des portes sécurisées, et quelques préfabriqués, conçus pour une durée de vie de 3 ans il y a ...19 ans et qui abritaient, lors de ma visite, une quarantaine d'exilés détenus. Pas d'enfant ni de famille ce jour là: on aurait eu envie de croire que la barbarie s'était épuisée et avait rendu les armes. Plusieurs familles y ont pourtant séjourné depuis, avec de nombreux enfants...&lt;br /&gt;Je vous livre ici les conclusions du rapport de &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;visite&lt;/span&gt; que je transmets ce jour aux autorités compétentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"A la suite de cette visite, je rappelle, à toutes fins utiles, que la détention de personnes, quelques soient leurs âges et leurs statuts, ne peut se justifier par des raisons liées à des phénomènes migratoires dont elles sont avant tout victimes. A fortiori, la détention de mineurs d’âge est intolérable et inacceptable. La détention d’enfants est en totale contradiction avec la Convention internationale relative aux droits de l’enfant et plus particulièrement à son article 3.1 qui indique que « dans toutes les décisions qui concernent les enfants, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;qu&lt;/span&gt;’elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale. » Or, tous les avis autorisés convergent pour considérer que l’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;enfermement&lt;/span&gt; d’un enfant est contraire à son intérêt supérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains ont émis l’hypothèse, pour éviter la détention de mineurs d’âge en centres fermés, de séparer les enfants de leurs parents les soustrayant ainsi à leur autorité parentale : outre les ravages psychologiques (que l’on imagine aussi graves que ceux résultants d’une détention) &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;qu&lt;/span&gt;’une telle disposition impliquerait, séparer des enfants de leurs parents est contraire à l’article 9.1 de la Convention qui stipule que « Les &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;Etats&lt;/span&gt; parties veillent à ce que l’enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré (…) ». En outre, il est important que les parents puissent continuer à exercer leur autorité parentale à l’égard de leur enfant. Pour ces motifs, décider de sortir les enfants des centres fermés et les confier à une famille d’accueil tandis que leurs parents restent enfermés, est contraire à la convention internationale et au bon développement des enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à l’idée de créer, soit un centre fermé spécifique pour les familles, soit un centre fermé qui comporterait des chambres spécialement aménagées pour les familles, elle est également en contradiction avec l’esprit de la Convention. Même si toutes les précautions devaient être prises pour &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;qu&lt;/span&gt;’un tel centre réponde le plus possible aux besoins des enfants et que l’objectif d’un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;enfermement&lt;/span&gt; ne soit &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;qu&lt;/span&gt;’une mesure de dernier ressort, le risque existe &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;qu&lt;/span&gt;’une volonté de « rendement » de ces places conduise à y enfermer des familles alors &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;qu&lt;/span&gt;’une autre solution pourrait exister. A l’heure actuelle, selon l’article 37 b) de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant « L’arrestation, la détention et l’emprisonnement d’un enfant doit être en conformité avec la loi, n’être &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;qu&lt;/span&gt;’une mesure de dernier ressort, et être d’une durée aussi brève que possible ». Or, cette disposition ne parait pas respectée dans la pratique. Je ne peux donc soutenir l’idée d’un centre spécifique ou de chambres spécifiques pour les familles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seule solution envisageable, à mes yeux, est la mise en place d’un système alternatif maintenant les familles en dehors de tout dispositif qui priverait celles-ci de leur liberté. Un travail de réflexion doit être encouragé et fortement soutenu à propos des alternatives possibles à la détention des familles et des mineurs d’âge. En priorité, un système de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;coaching&lt;/span&gt;, tel que suggéré par l’étude de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;SumResearch&lt;/span&gt; et appliqué en Suède et en &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;Australie&lt;/span&gt;, me parait devoir être privilégié. Dans ce système, un coach accompagne les familles pendant leur procédure d’asile ou demande de régularisation. Si une décision négative doit être prise, le coach prépare, avec la famille, son retour dans le pays d’origine, et la famille est tenue à une obligation de présentation et de résidence à une adresse fixe jusqu’à son retour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant au problème de disparition potentielle, évoqué par d’aucuns, il me paraît, étant donné la présence d’enfants, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;qu&lt;/span&gt;’il devrait être singulièrement limité : il semble en effet difficile à imaginer que, dans de telles conditions, des familles entières puissent s’évanouir dans la nature ! Et si malgré des précautions élémentaires, quelques familles devaient échapper au dispositif, serait-ce vraiment un drame aux regards des nombreux phénomènes migratoires que nos sociétés devraient résolument envisager comme une richesse potentielle et non comme un danger dont il convient de se protéger… ? "&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7741537890754636158-4620828721149114567?l=dgde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dgde.blogspot.com/feeds/4620828721149114567/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7741537890754636158&amp;postID=4620828721149114567' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/4620828721149114567'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/4620828721149114567'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dgde.blogspot.com/2008/07/des-enfants-dans-les-centres-ferms.html' title='Des enfants dans les centres fermés'/><author><name>Délégué général aux droits de l'enfant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06253112440245853963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7741537890754636158.post-8483309631281961212</id><published>2008-07-05T20:27:00.008+02:00</published><updated>2008-07-07T09:50:45.973+02:00</updated><title type='text'>Pauvre Félicien!</title><content type='html'>Dans la dernière livraison du Journal du Droit des Jeunes &lt;span style="font-size:85%;"&gt;(&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;www.jdj.be&lt;/span&gt;)&lt;/span&gt;, le pauvre &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Félicien&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; en prend pour son grade: en cause les bulles qu'il continue de souffler au bas des courriers du délégué général! En réalité, c'est plutôt son "beau-père" (votre serviteur en l'occurrence!) qui se fait gentiment tancer par le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;rédac&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. chef du journal phare des droits de l'enfant!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Accroché aux basques de son créateur -Claude &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;Lelièvre&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;-, omniprésent dans les présentations du délégué général, le "petit lutin mutin", chasseur de chagrins, était devenu l'emblème de l'institution. Et, aux yeux de ceux qui estimaient son action trop mièvre, trop distante ou trop partisane, le symbole de sa légèreté et de son insuffisance. Je faisais partie de ceux-là qui critiquaient la faiblesse de la communication de l'institution... et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;Félicien&lt;/span&gt;,&lt;/span&gt; son porte drapeau!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis mon entrée en fonction, la stratégie de communication a donc été abordée lors de plusieurs réunions de travail internes, dont une entière exclusivement consacrée à cette question. Le sort du petit souffleur de bulles s'y est joué... &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;Félicien&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; ne sera plus, désormais, l'emblème de l'institution: un nouveau sigle dont le graphisme évoque très clairement la mission de l'institution, le remplacera désormais sur tous les documents sortants (courriers, cartes de visite, affiches, outils pédagogiques,etc). Plusieurs ouvrages spécifiques dont &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;Félicien&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; était le héros ne seront pas reconduits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;Félicien&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; ne disparaîtra pas totalement! Sa popularité auprès des plus petits, principalement dans les milieux scolaires, est incontestable ; il serait absurde, au moment où les abords des écoles de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;Wallonie&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;s'ornent&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; de son effigie dans le cadre d'une campagne de sécurité routière initiée par mon prédécesseur , de se priver de l' image de marque de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;Félicien&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; auprès des plus petits! De nouvelles aventures pourraient ainsi être imaginées, à l'instar d'un nouveau conte sur les problèmes que peuvent rencontrer les enfants de parents alcooliques qui est en voie de finalisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les pouvoirs magiques de Félicien seront dorénavant exclusivement réservés aux petits: pour les ados et les adultes, d'autres stratégies de communication sont désormais à l'étude. Ainsi, le nouveau site internet (en cours de réalisation) offrira trois entrées distinctes en fonction de l'âge des utilisateurs. Il en ira de même pour l'essentiel de la nouvelle stratégie de communication que nous élaborons actuellement...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La critique du &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;JDJ&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; évoque aussi les fameuses places de ping-pong offertes au secteur de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;l'Aide&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; à la Jeunesse. Concernant ces places et autres invitations festives ou culturelles offertes par l'institution , j'estime qu'il serait indécent et "vache" d'en priver, sans motif impérieux, les multiples associations qui les sollicitent et, à travers elles, les nombreux jeunes qui en profitent. Je continue cependant à penser qu'il serait plus sain que ces opportunités puissent être offertes par d'autres biais que le délégué général.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, par dessus tout, je considère que le vrai problème est ailleurs: ces invitations représentent les trop rares occasions au cours desquelles le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;délégué général s'adresse directement au secteur de l'enfance et de la jeunesse : ceci embrouille considérablement la "lisibilité" de l'institution et de ses responsabilités! A vrai dire, si ces invitations apportaient un "petit plus", sympathique et décontracté, à une communication bien fournie et de qualité, il y a fort à parier que fort peu, y compris au sein de la rédaction du &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;JDJ&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, y trouveraient à redire!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, je crois peu aux changements instantanés! Chaque institution possède sa propre "culture d'entreprise" qui est , entre autres, liée aux inflexions que souhaite lui conférer celui qui en porte la responsabilité. Lorsqu'un changement survient à la tête d'une institution, une période d'ajustement, plus ou moins longue, est indispensable pour permettre à chaque composante de discuter et d'assimiler les nouveaux enjeux et de pouvoir s'y associer vraiment. Seul ce temps d'ajustement peut garantir des changements durables et profitables. Quitte à prendre le risque d'être une nouvelle fois épinglé, et sans en abuser toutefois, je compte bien ne pas me priver de ce temps là!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7741537890754636158-8483309631281961212?l=dgde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dgde.blogspot.com/feeds/8483309631281961212/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7741537890754636158&amp;postID=8483309631281961212' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/8483309631281961212'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/8483309631281961212'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dgde.blogspot.com/2008/07/pauvre-flicien.html' title='Pauvre Félicien!'/><author><name>Délégué général aux droits de l'enfant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06253112440245853963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7741537890754636158.post-1239866770194297869</id><published>2008-06-28T09:34:00.003+02:00</published><updated>2008-06-28T10:11:58.737+02:00</updated><title type='text'>L'école et l'enfant handicapé</title><content type='html'>C'est un constat implacable et constant: le handicap de la personne ne se réduit pas à sa seule déficience, ni aux incapacités ou aux difficultés d'adaptation que celui-ci engendre: son impact réel dépend surtout de l'environnement matériel, social et humain &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;dans&lt;/span&gt; lequel la personne handicapée est amenée à évoluer. Le handicap est donc avant tout &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;situationnel&lt;/span&gt; puisque la présence ou non d'adaptations, parfois très simples à réaliser, va permettre de le réduire ou, à défaut, l'aggraver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'école et l'enfant handicapé sont appelés à vivre ensemble: voilà un &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;voeu&lt;/span&gt; pieu, seriné depuis plusieurs dizaines d'années qui &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;est&lt;/span&gt; bien loin &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;d'être&lt;/span&gt; entièrement réalisé. Inscrit dans la loi, l'objectif d'intégration scolaire n'est toujours pas pleinement concrétisé, faute de moyens humains et budgétaires, notamment. Augmenter le nombre de &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;places&lt;/span&gt; dans les classes d'intégration scolaire, améliorer les services d'accompagnement, compléter la formation des enseignants sont des orientations capitales fréquemment rappelées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question de &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;l'intégration&lt;/span&gt; scolaire de ces enfants repose sur deux éléments fondamentaux. Le premier a trait à l'opportunité d'inscrire ou non son enfant handicapé dans l'enseignement ordinaire. Le souhait de les voir tous &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;intégrer&lt;/span&gt; un jour des classes ordinaires est bien sûr attirant mais il ne correspond pas à ce &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;qui&lt;/span&gt; convient à tous les enfants. A mes yeux, l'enseignement spécialisé garde toute sa raison d'être. Ses spécialités pédagogiques et d'encadrement &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;permettent&lt;/span&gt; aux enfants plus lourdement handicapés de s'épanouir en développant au &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;maximum&lt;/span&gt; leurs capacités, mêmes réduites, de réflexion, de &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;communication&lt;/span&gt; et d'ouverture sur le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième élément concerne les conditions nécessaires à une intégration optimale dans &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;l'enseignement&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;ordinaire &lt;/span&gt; des &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;enfants&lt;/span&gt; pour lesquels ce défi est possible et souhaitable, malgré leur handicap.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre des &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_15"&gt;aménagents&lt;/span&gt; pratiques, toujours trop faibles,  nécessaires à l'accueil d'enfants handicapés, cette intégration ne devrait pas poser d'énormes problèmes. S'il y a lieu pour les &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_16"&gt;enseignants&lt;/span&gt; de modifier leur manière &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_17"&gt;d'enseigner&lt;/span&gt;, les changements ne devraient pas, selon moi, provoquer une véritable révolution pédagogique: la seule réelle exigence étant d'adapter les matières et les manières de les &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_18"&gt;enseigner&lt;/span&gt; en &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_19"&gt;fonction&lt;/span&gt; des handicaps. C'est principalement au niveau des rythmes de travail que les &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_20"&gt;professeurs&lt;/span&gt; devront &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_21"&gt;admettre&lt;/span&gt; une certaine souplesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un premier temps, la mise en place de ces changements semblera sans doute &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_22"&gt;alourdir&lt;/span&gt; la tâche, et faire craindre qu'ils ne viennent &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_23"&gt;ralentir&lt;/span&gt; le rythme de la classe. Les nombreuses expériences d'intégration réussie démontrent pourtant que ces réticences et ces craintes sont mal fondées: cette &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_24"&gt;recherche&lt;/span&gt; de réponses différentes et adaptées a plutôt tendance, et pour tous, à enrichir la pédagogie! Bénéfice collatéral non négligeable: face aux exclusions et aux &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_25"&gt;relégations&lt;/span&gt; scolaires dont ils sont trop &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_26"&gt;souvent&lt;/span&gt; victimes, et loin de les pénaliser, cette manière &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_27"&gt;d'appréhender&lt;/span&gt; positivement les rythmes de travail et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_28"&gt;d'apprentissage&lt;/span&gt; différencié améliore sensiblement le parcours des élèves les plus faibles! Une intégration réussie repose aussi sur le regard porté sur l'élève. Ne nous voilons pas la face, le handicap peut légitimement effrayer, &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_29"&gt;déranger&lt;/span&gt;. Le risque est grand, dès lors, de ne plus voir que "lui", au détriment de la personne qui le subit. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_30"&gt;Définir l'élève&lt;/span&gt; par ses seuls manques, ne &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_31"&gt;plus l'appréhender&lt;/span&gt;  comme une &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_32"&gt;personne&lt;/span&gt; à part entière, ne permet plus à l'enfant handicapé d'être considéré comme les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un regard égalitaire et respectueux permettra, par exemple, d'éviter le recours systématique au &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_33"&gt;catalogage&lt;/span&gt; ("l'aveugle", "le sourd", "le trisomique") qui fige l'enfant dans son identité &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_34"&gt;réductrice&lt;/span&gt; et dévalorisante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre tendance du regard, à l'opposé, celui qui banalise, qui veut gommer la différence, "faire &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_35"&gt;comme&lt;/span&gt; si" et, par négation des besoins et difficultés, risque de mettre lourdement l'élève en situation d'échec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'équilibre, le regard médian, entre la reconnaissance d'une différence et le refus &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_36"&gt;d'y a&lt;/span&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_37"&gt;liéner&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_38"&gt;l'enfant&lt;/span&gt; est forcément difficile à trouver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, pour le reste &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_39"&gt;de la&lt;/span&gt; classe, la présence d'un élève handicapé amène à poser un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_40"&gt;autre regard&lt;/span&gt; sur la différence. Et une formidable occasion d'exercer un esprit de tolérance, d'apprendre la solidarité, le respect de l'autre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il reste que, malgré des efforts &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_41"&gt;considérables&lt;/span&gt;, l'idéal d'une école égalitaire, solidaire et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_42"&gt;intégratrice&lt;/span&gt; relève toujours plus du mythe que de la réalité. Aujourd'hui encore, l'école exclut, discrimine et renvoie ses élèves à leurs propres limites (&lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_43"&gt;intellectuelles&lt;/span&gt;, culturelles, sociales, économiques,etc.) sans arriver à leur permettre de les transcender.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans remise en question &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_44"&gt;fondamentale&lt;/span&gt; du système scolaire en général, et &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_45"&gt;principalement&lt;/span&gt; de ses vertus &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_46"&gt;intégratrices&lt;/span&gt;, je crains fort qu'il n'y ait pas lieu d'espérer un traitement plus valorisant pour les enfants handicapés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(Ce post est publié dans le "Badje info" du mois de juin, www.badje.be)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7741537890754636158-1239866770194297869?l=dgde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dgde.blogspot.com/feeds/1239866770194297869/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7741537890754636158&amp;postID=1239866770194297869' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/1239866770194297869'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/1239866770194297869'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dgde.blogspot.com/2008/06/lcole-et-lenfant-handicap.html' title='L&apos;école et l&apos;enfant handicapé'/><author><name>Délégué général aux droits de l'enfant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06253112440245853963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7741537890754636158.post-6616423299879213759</id><published>2008-06-26T23:09:00.003+02:00</published><updated>2008-06-28T10:14:43.396+02:00</updated><title type='text'>Soirée de clôture à Solidarcité</title><content type='html'>Je participais, hier soir, à la clôture de l'année citoyenne de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Solidarcité&lt;/span&gt;. Pour mémoire (ou pour ceux qui l'ignorent encore!) &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Solidarcité&lt;/span&gt; propose aux jeunes de 16 à 25 ans, de toutes origines, de tous milieux sociaux et de tous niveaux d'enseignement de consacrer neuf mois de leur vie à un programme original, mené en équipe de 8 et consacré à la fois au service à la collectivité, à la formation et à la maturation personnelle (voir aussi www.solidarcite.be).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour avoir été mêlé de très près à la création de cette initiative, c'est toujours avec beaucoup de plaisir et autant d'émotion que j'assiste à cette soirée, très peu protocolaire, de remise des diplômes aux jeunes, filles et garçons, qui ont participé à cette aventure humaine peu banale. Je suis, à chaque fois, non pas surpris, mais épaté de ce que certains de  ces jeunes  veulent bien témoigner:au-delà des difficultés, des doutes, des obstacles qu'ils ont rencontré, c'est avant tout la rencontre de la "différence" sous toutes ses formes et le plaisir d'être utiles qui les marquent profondément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes anciens collègues avaient voulu manifester leur sympathie à l'égard de ma récente nomination en m'invitant à remettre, à chaque jeune volontaire, les documents attestant de leur parcours à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;Solidarcité&lt;/span&gt;. Plus que jamais, j'ai mesuré en serrant ces mains, en croisant  ces regards fiers, l'importance que peut revêtir, à un âge où il &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;arrive fréquemment&lt;/span&gt; que l'on se cherche, ce mélange subtil de rencontres et de services à la collectivité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Désormais défenseur institutionnel des droits de l'enfant  je  souhaite pouvoir encourager ce type d'initiative &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;innovante&lt;/span&gt;. Il n'est pas normal que la solidarité active, la "citoyenneté en actes" ne soient, principalement  pour les jeunes les plus fragilisés, que synonymes de devoirs , de sanctions ou de contraintes. Il est absurde qu'ils ne soient invités à prendre conscience des enjeux de la vie en société seulement lorsqu'ils ont trébuché, et que la justice les condamne à des sanctions alternatives d'intérêt général.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les volontaires de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;Solidarcité&lt;/span&gt; l'ont encore répété hier soir: l'engagement dans des projets citoyens améliore à la fois leur perception du monde, leur profil d'insertion et leur image &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;narcissique&lt;/span&gt;.  Et, par dessus- tout, il procure un plaisir intense et un enthousiasme communicatif. Ce plaisir est un droit qui mériterait sans doute  de figurer dans la Convention Internationale des droits de l'Enfant ...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7741537890754636158-6616423299879213759?l=dgde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dgde.blogspot.com/feeds/6616423299879213759/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7741537890754636158&amp;postID=6616423299879213759' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/6616423299879213759'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7741537890754636158/posts/default/6616423299879213759'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dgde.blogspot.com/2008/06/je-participais-hier-soir-la-clture-de.html' title='Soirée de clôture à Solidarcité'/><author><name>Délégué général aux droits de l'enfant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06253112440245853963</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
